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La malouinière du Puits Sauvage, située à Saint-Malo, au hameau de Saint-Etienne, est une ancienne demeure construite par des corsaires et des armateurs malouins du XVIIIe siècle.
La malouinière du Puits Sauvage a été construite sur les vestiges d'un ancien manoir du XVe siècle.

Dès la fin du XVIIIe siècle, le développement considérable de la richesse malouine permet aux armateurs et capitaines corsaires de faire construire les premières résidences secondaires, les malouinières. Le Puits Sauvage est resté un de ces merveilleux exemples. Michel Marion, architecte du Roy a réalisé cette construction pour la famille Nouel de la Baronnie, famille d'armateurs et descendant d'un neveu de Jacques Cartier.



En 1799, la famille Le Fer de Chanteloup, neveu de Duguay-Trouin, vend la maison à la famille Marion, enfants de l'architecte. En 1807, Thérèse Marion épouse Louis Gauttier, armateur, capitaine corsaire et ami de Robert Surcouf.

Les malouinières sont, avant tout, des maisons des champs à proximité de Saint-Malo.
Leurs fonctions principales étaient, pour les armateurs et capitaines qui habitaient dans la ville close :
- villégiature et réceptions ;
- la poste : toutes ces demeures étaient dotées de pigeonniers qui permettaient a l'armateur de communiquer avec les différents ports de France ;
- le jardin produisait une polyculture de subsistance que chaque famille ramenait à Saint-Malo intramuros.

Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ont détruit la buanderie, le pavillon du jardinier, et fait disparaitre le dessin du jardin.
La malouinière du Puits Sauvage, le logis et les communs, a été inscrits au titre des monuments historiques en 1990 et est ouvert au public depuis 1998.

Autour de la malouinière, bâtiment modeste et austère, s'ordonnent différents bâtiments de service disposés autour d'une cour carré.
Le logis possède deux escaliers situés dans les ailes.

Après la restauration des bâtiments, le jardin a retrouvé son état d'origine depuis 1999: un jardin structuré à la française, plantation de buis et charmille, terrasse d'agrément et une division en carré potager, le verger et la basse-cour à l'extérieur des murs de l'enclos.
Une spécificité malouine de ces jardins est la mise en valeur d'une collection botanique de cactées et plantes succulentes que les navigateurs malouins avaient pour habitude de ramener de leurs expéditions maritimes et cultivaient dans leur malouinière. Le Puits Sauvage possède donc une telle une collection forte de plus de 800 espèces, dont certains spécimens sont issus de celles rapportées en France par le Contre-Amiral Gauttier vers 1820. Une grande verrière de 26 mètres de long, 5,5 de large et 5 de hauteur, présente ces espèces, originaires d'Amérique du Sud et d'Afrique du Sud, de Madagascar ou d'Australie. Certaines sont des boutures de boutures qui ont été ramenées au Puits Sauvage dans la première moitié du XIXe siècle par des capitaines et armateurs malouins.
À l'extérieur, en bordure des carrés potagers recomposés, les plantes exotiques en containers ponctuent le parcours du jardin de mai à octobre.

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