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Le moulin à marée du Pont de Cieux, fondé en titre car mentionné dès 1557, est un moulin mixte, c'est-à-dire qu'il est alimenté par un étang dont les eaux proviennent à la fois du ruisseau de Coëtquen et de la Rance lors des grandes marées (à partir du coefficient 60). En 1865, et jusqu'à la fin du 19e siècle, le moulin appartient à M. de Laubespin, propriétaire du château de Gouillon à Miniac-Morvan (35). A cette époque, le meunier loge dans la maison située juste en face de l'usine. En 1912, le nouveau propriétaire, François Lemarchand, entame une campagne de construction pour agrandir le moulin du Pont de Cieux, notamment à son pignon sud avec la construction d'un nouveau corps de bâtiment. Cette extension avait été refusée à M. de Laubespin, qui en avait fait la demande dès 1865, car cette parcelle de terrain était alors utilisée comme dépôt d'engrais marins, la marnière se situant juste derrière le moulin. Une longue digue formant une partie de la D29 délimite le bassin de retenue. Un système de portes automatiques permet l'entrée de la marée, ces portes se refermant d'elles-mêmes à marée descendante. Un vannage, spécialement aménagé pour l'évacuation des crues, et détruit par les bombardements de 1944, est rétabli en 1952. L'écoulement des eaux est par ailleurs assuré par trois vannes d'une hauteur d'1, 20 m au-dessus du seuil du vannage. A cette date, la minoterie à cylindres est dirigée par Mr Goron-Lebret. Le 14 avril 1956, un arrêté préfectoral réglemente les ouvrages qui constituent la retenue du ruisseau de Coëtquen et du moulin. Celui-ci cesse de fonctionner en 1964.


Actuellement, les bâtiments sont désaffectés.
Deux coursiers attestent de l'existence passée de deux roues hydrauliques verticales à aubes. En 1936, le moulin du Pont de Cieux cumule énergie hydraulique, avec une turbine, et thermique, avec un moteur à gaz pauvre développant 30 à 35 ch. A cette date, le matériel de mouture se compose de quatre broyeurs, deux convertisseurs, une bluterie hexagonale et un plansichter ; l'usine a alors une capacité d'écrasement journalier de 70 q.
En 1939, le moulin du Pont de Cieux emploie trois salariés.

 

Le moulin du Pont de Cieux, édifié en moellons de granite, se compose de deux corps de bâtiment accolés, dont l'écurie. Le corps de bâtiment du moulin proprement dit compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés couverts d'un toit à longs pans en ardoises. Sa façade antérieure est rythmée par deux travées de baies rectangulaires encadrées de pierres de taille en granite. Sa façade postérieure, quant à elle, présente de fortes similitudes avec celle du moulin à marée de Falaise, situé à Saint-Hélen (22) ; elle est percée de deux coursiers à arcs en plein cintre surmontés d'une porte à mer. En face de l'usine, de l'autre côté de la chaussée, se situe l'ancien logement du meunier, bâtiment exigu à un étage carré et un étage en surcroît couvert d'un toit à longs pans en ardoises.


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