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Saint-Coulomb est un bourg de Bretagne, entre Saint-Malo et Cancale. Située sur la côte d'émeraude.
Malgré ses 14,55 km de côtes et quatre belles plages (les Chevrets, les Dunes du Port, Roz-Ven et l'anse du Guesclin), la commune a un rôle touristique assez mineur en comparaison des grands centres touristiques que sont les villes limitrophes de Saint-Malo et de Cancale. Il faut cependant signaler le camping de la Guimorais, implanté en bordure de la plage des Chevrets.

Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Coulomb est à la première place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 670 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 88 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 52 taxons protégés et 59 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237).

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Coulomb-Rocher.
L'église Saint-Colomban.
La paroisse de Saint-Coulomb, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et avait pour vocable Saint-Colomban. Accompagné de plusieurs moines, Colomban de Luxeuil traverse la Manche et accoste soit sur la grève du Guesclin, soit quelques centaines de mètres plus à l’ouest, à l’anse Margot. Une croix est érigée à sa mémoire.
Sous l'Ancien Régime, le lieu-dit la Mare et plus tard la Mare-Ferron, aujourd'hui rattaché à la commune de Miniac-Morvan, dépendait de la paroisse Saint-Coulomb. Il s'y trouvait le prieuré Saint-Colomban de la Mare, appartenant aux religieux de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet. Ces religieux possédaient également sur la paroisse le prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel.

Lieux et monuments
Saint-Coulomb contient dix monuments historiques et 227 bâtiments inventoriés.
Château de la Motte-Jean, XVIIe siècle
La Motte-Jean est construite sous une terrasse haute de deux mètres à l’ouest, qui correspond à l’emplacement d’une forteresse de Du Guesclin. Dans cette forteresse étaient cantonnées les troupes qui surveillaient la côte de la baie du mont Saint-Michel au Fort-la-Latte.
Le château est un exemple de la recherche des creux de terrains par les corsaires et les armateurs de Saint-Malo pour y installer leurs maisons de campagne à l’abri des vents de noroît. Ainsi, seuls les toits émergent des champs depuis la disparition des allées plantées aux quatre points cardinaux, les rabines.
La Motte-Jean a servi de modèle à la Giclais construite cinquante ans plus tard à Saint-Servan.
À l’intérieur subsistent un escalier Renaissance avec une très belle rampe en bois sculpté, des boiseries, une vaste cuisine à four monumental, de grandes pièces avec poutres et solives sculptées gothiques et de belles cheminées en granit.
Pendant la Révolution, un hôpital militaire est installé à la Motte-Jean, ce qui permet aux dames Grout de Beauvais, qui n’ont pas suivi leur mari et père en émigration à Jersey, d’accueillir les agents royaux arrivant et partant pour l’Angleterre depuis l’anse du Guesclin.
En 1794, la chapelle de la Trinité est le tombeau des 300 victimes de la Carmagnole à Cancale.
L’ancienne forteresse peut aujourd’hui être visitée lors des Journées du patrimoine.

Quatre plages occupent le littoral de la commune. D'ouest en est, il s'agit de :
La plage des Chevrets, bordée par l'important camping de la Guimorais. La pratique du naturisme est tolérée dans sa partie orientale,
La plage du Port,
La plage de la Touesse, aussi appelée Roz-Ven (du nom du manoir qui la surplombe),
L'anse du Guesclin, avec le fort du Guesclin, sur un îlot à l'est de la plage.

Entre les Chevrets et la plage du Port, la pointe du Meinga s'enfonce dans la mer sur deux kilomètres. Elle permet d'offrir un panorama pittoresque sur l'ensemble de la Côte d'Émeraude, depuis le cap Fréhel jusqu'au Cotentin. C'est, avec la pointe du Grouin située à Cancale, l'un des rares sites de la côte permettant de voir à la fois trois départements : les Côtes-d'Armor, l'Ille-et-Vilaine et la Manche.

Malouinières
Malouinière de la Mettrie aux Louëts.
La Ville Bague
La Mettrie aux Louëts
La Motte aux Chauff
Le Lupin
La Ville-ès-Offrans
La Motte-Jean

Le Plessis-Bertrand
Le Plessis-Bertrand est un ancien château fort du XIIIe siècle. Il est situé sur la route entre Saint-Coulomb et Saint-Méloir-des-Ondes. Il a été construit en 1259 par l'arrière-arrière-grand-père de Bertrand Du Guesclin pour remplacer l'ancien château du Guesclin. Trois tours portaient autrefois les noms de tours de l'Aigle, du Capitaine et du Guesclin. Il possédait un colombier et une chapelle privée. Ce château est pris en 1387 par les partisans d'Olivier de Clisson dans sa lutte contre le duc Jean IV, et en 1589 par le duc de Mercœur. Le maréchal de Brissac l'attaque pour le roi en 1597 et en 1598 : le château capitule et il est démantelé par ordre d'Henri IV. Le Plessis-Bertrand avait jadis un droit de haute justice. La Tremblaye est tué le 8 septembre 1597 par une balle de mousquet tirée du château lors du siège du Plessis-Bertrand.

Autres lieux et bâtiments
La chapelle Saint-Vincent, entre le bourg et Rothéneuf.
L'ancien prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel, aujourd'hui disparu, possédait un moulin à vent. Il tirait vraisemblablement son nom d'une antique forteresse détruite dans des temps anciens. Il y avait également en ces lieux, une chapelle sous le vocable Saint-Nicolas, possession au XIIIe siècle de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, ainsi que le village voisin de la Ville-Ernoul. L'abbé Pierre Mahé échangea le moulin et le fief de la Ville-Ernoul, vers 1277 avec Pierre Du Guesclin, contre une rente perpétuelle s'élevant à quatre mines de froment15. En 1685, le prieuré appartient toujours à l'abbaye du Tronchet. La chapelle est toujours entretenue en 1782, elle est vendue comme bien national en 1795, puis rasée.

Chapelles aujourd'hui disparues :
chapelle Sainte-Suzanne (mentionnée en 1655, vendue en 1795),
chapelle Saint-Barthélemy (elle figure dans un aveu de juin 1418 et en 1688),
chapelle Saint-Nicolas (dans le prieuré du Vieux-Chastel),
chapelle Saint-Thomas du Plessis-Bertrand (édifice fort ancien et détruit de longue date),
chapelle de la Motte-aux-Chauff (existante en 1666),
chapelle du Biot ou Beau-Bois ou encore Biaubois (existante en 1291 et reconstruite en 1663),
chapelle aux Hautgeards.

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