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Belle-Noë est édifiée au début du XVIIIe siècle par le chevalier Georges de La Haye, seigneur d’Andouillé et de Cesson. Le manoir de Bellenoë est construit de neuf sur un coteau qui domine un ancien manoir du même nom situé près d'une petite rivière, et regroupe une demeure et plusieurs dépendances anciennement agricoles. Les dispositions, intérieures et extérieures, n'ont pratiquement pas été modifiées depuis le 18e siècle. Elle devient dans la seconde moitié du XVIIIe siècle la propriété de Gilles-François Sébire. Agriculteur, administrateur suppléant du Directoire & membre du comité d’agriculture, il s’engea pour obtenir des fonds pour réparer et entretenir les digues du marais de Dol. L’almanach royal de 1792 rapporte que : "cet honorable est plus occupé à cultiver sa terre que son esprit. Il a eu raison, il y trouvait mieux son compte". La révolution survint...
Devenue pendant quelques années la propriété de Denis Basile Lothon directeur des domaines à Saint Malo, puis elle entre en 1826  dans la famille Surcouf : Robert Surcouf, capitaine de navires corsaires et  armateur malouin venait s’y reposer, mais il n’en profita guère car il mourut le 8 juillet 1827. Transmise à ses enfants, puis petits neveux, Belle-Noë est délaissée et, comme beaucoup d’autres malouinières du pays de St Malo.

Elle devient un bâtiment agricole occupé par la famille Collichet, les anciens métayers, devenus propriétaires en 1922. Ainsi figée dans le temps, le manoir de Belle-Noë ne subit aucune transformation et se trouvait encore en 2005 dans l’état où l’avaient laissée ses maîtres d’autrefois.
Tout était encore là : la couche du palefrenier  dans « l’écurie à madame », les deux fours à pains dans l’ancien fournil, les lambris d’époque  dans les chambres et salons, les planchers "à la malouine" et l’ancien évier au sol dans la cuisine.

Passion, obstination, courage, aveuglement & patience de Marie-Laure furent au programme de ces 4 années de travaux  pour redonner à la demeure  ses habits de lumière qu’elle portait au début du XVIIIe siècle. Son architecture extérieure (pont dormant enjambant une cour anglaise  desservant les communs du rez de chaussée) et intérieure (petit couloir  passant derrière un salon) témoignent d’une époque où les classes de la société vivaient ensemble sans se mélanger...

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